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DR Congo: Crisis Analysis Team - Analyse d'incidents Ebola août 2026
Country: Democratic Republic of the Congo Source: Mercy Corps Please refer to the attached file. Résumé Du 1er au 31 août 2026, le Crisis Analysis Team (CAT) a documenté 73 incidents liés à la riposte Ebola, contre 97 en juillet, soit une baisse de 25 % et un rythme de 16,5 incidents par semaine contre 23 le mois précédent. Le bilan humain progresse légèrement, passant de 31 à 33 victimes (2 décès, 29 blessés, 2 enlevés), soit 45 victimes pour 100 incidents contre 32 en juillet. Deux incidents de coercition en expliquent l’essentiel : six civils blessés par les FARDC à Bunia et six personnes frappées à une barrière du M23 à Kirumba, soit 12 des 29 blessés du mois. Les motifs de friction persistent malgré la baisse du volume d’incidents. Les violences contre la prévention et la sensibilisation passent de 20 à 18 incidents, mais leur part monte de 21 % à 25 % ; les incidents liés aux enterrements dignes et sécurisés (EDS) passent de 21 à 17. Les griefs financiers se maintiennent, 14 incidents contre 15, mais se déplacent de Bunia et Rwampara vers Mongbwalu, Lita, Tchomia, Nizi, Kisangani et Avakubi. Les structures de soins restent une cible directe, désormais attaquée de façon répétée : incendie du CTE de Mongbwalu le 18 août, du dispensaire Bethesda à Katwa le 27, et à deux reprises en onze jours du centre hospitalier Bora Maisha à Butembo. Ces attaques suivent des récits liant les transferts, les soignants ou la collaboration avec la riposte aux décès survenus. Le risque se concentre et se déplace. Beni est la seule zone critique, avec un score de 29, contre quatre zones critiques en juillet ; Butembo (de 31 à 16), Bunia (de 28 à 11) et Katwa (de 1 à 12) sont au niveau élevé. Nyankunde, Nia-Nia et Rwampara reculent nettement, Alimbongo n’enregistre plus d’incident et Mongbwalu revient au niveau modéré. Dans le même temps, la part de l’Ituri et du Nord-Kivu passe de 96 % à 86 % ; tandis que la Tshopo passe de 3 à 8 incidents, avec l’apparition de Kabondo, et le Haut-Uélé de 1 à 2. Huit incidents sont directement attribués à des acteurs armés : quatre au M23 sur les axes du Lubero, les autres à la CODECO, aux miliciens Sambaza FDBC, aux FARDC et à un militaire à Kisangani. Ils relèvent de la négociation d’accès, non de la sensibilisation. Trois systèmes de risque appellent donc des réponses distinctes : la friction communautaire autour des EDS, de la prévention et des structures ; la contestation interne liée aux paiements ; le contrôle armé des déplacements et des mesures sanitaires. La protection physique des structures devient prioritaire à Butembo et Katwa. Pour le mois à venir, cinq points de vigilance : la reprise des soins à Butembo et Katwa, les arriérés dus aux prestataires et aux participants aux formations, l’évolution de Mongbwalu, la sécurité des équipes de proximité à Beni et Bafwasende, et les restrictions sur les axes du Lubero.
ReliefWeb•Mercy Corps